Un égal accès aux médias publics pour tous les acteurs politiques, surtout durant toute la période électorale, voici un de créneau du candidat président Seth Kikuni.

C’est l’une des exigences contenues dans le mémorandum qu’il a déposé ce mercredi au CSAC où il a été reçu par le président de cette institution, Tito Ndombi.

Cette démarche fait partie de son projet de société dénommée : » plan d’urgence pour la république, PURE en sigle. »

Multiples reproches à l’endroit de la RTNC

Dans son mémo, Seth Kikuni s’en prend violemment à la RTNC. Il accuse de dilapider l’argent des contribuables et de servir de caisse de résonance du régime en place.

Plusieurs autres reproches sont faits à l’endroit de ce média public, entre autres :

– la prise en otage de la RTNC par le pouvoir en place;

– sa transformation en instrument de propagande pour le FCC;

– le culte de la personnalité du Chef de l’État;

– l’atteinte à la personnalité de certains hauts cadres politiques surtout de l’opposition; etc.

Des exigences

Face à ce qu’il qualifie de dérapage par rapport au rôle d’un média public, Seth Kikuni exige, notamment:

– le respect et l’application stricts des lois de la république en matière de l’audiovisuel et de la communication par le CSAC ;

– la suspension de l’émission Congo mon histoire ;

– l’ouverture des médias publics à tous les acteurs politiques ;

– l’organisation par le CSAC des émissions et des débats télévisés de tous les candidats président de la république; etc.

 

Seth Kikuni menace de liquider la RTNC et de restructurer le CSAC dès les 100 premiers jours de sa prise de pouvoir si ces exigences ne sont pas pris en compte.

Du côté du CSAC, on a salué la démarche de Seth Kikuni. Le président de cette institution d’appui à la démocratie, Tito Ndombi, a promu de s’y pencher le plus rapidement pour répondre à son niveau par rapport à ce mémorandum.

Selon lui, » le CSAC milite déjà à son niveau pour permettre l’accès de tous les acteurs politiques aux médias publics. »

Thierry Bishop Mfundu