Qui est Seth Kikuni ? (Vidéo)

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Très chers concitoyens, mesdames et messieurs,

vous m’avez vu annoncer et déposer ma candidature, et naturellement cela a soulevé et continue à soulever des questions.

Je suis Seth kikuni Masudi. Je suis né à Kinshasa et j’ai grandi dans la commune de Kintambo. Je suis issu d’une famille nombreuse.

J’ai des frères et des sœurs.

Mon père, qui est décédé, a évolué pendant plus de 30 ans dans la fonction publique. Il y a gravit tous les échelons jusqu’à devenir secrétaire général au ministère des mines. Ma mère qui vit encore, est aussi agent de l’État.

J’ai étudié au collège St Georges de Kintambo. J’y ai fait mes études primaires. Mon diplôme d’état, je l’ai décroché au collège Alingba des frères des écoles chrétiennes. Ce diplôme, dans la section littéraire m’a permis grâce au pourcentage obtenu de bénéficier d’une bourse d’étude pour la Turquie.

Là, je me suis inscrit à la faculté des sciences politiques de l’université d’Ankara. J’y ai obtenu ma licence en Relations Internationales. J’ai ensuite décroché une autre bourse pour une maitrise à l’université franco turque de Galatasaray.

En Turquie, pendant 8 ans, j’ai travaillé au bureau du Haut- commissariat pour les réfugiés. Avec des amis, nous nous occupions de l’enregistrement et de l’accueil des migrants en provenance de l’Afrique. Toujours en Turquie, j’ai eu à plaider pour l’ouverture de notre ambassade à Ankara.

En 2011, déjà doctorant, je quitte la Turquie pour rejoindre l’université de Pretoria en Afrique du Sud comme chercheur en relation internationale et en études culturelles.

En Afrique du Sud, j’ai travaillé pour une firme multisectorielle.

En 2014, je me suis décidé, avec le peu d’épargne que j’avais, de revenir au pays avec comme ambition de créer ma propre entreprise. J’avais la détermination d’en faire un grand groupe.

A Kinshasa, je me suis lancé dans la vente des chaussures provenant de Turquie. Je vendais chez moi, à la maison, puis, dans l’immeuble Bottour où un ami détenait une boutique. Mes premières économies m’ont permis d’avoir mon premier magasin, au rond pont Forescom.

J’ai par la suite crée deux autres lignes de vêtements. Aujourd’hui, grâce à nos efforts, nous avons atteint une capacité de production semi industrielle.

Je ne suis pas vraiment un parfait inconnu. Dans le monde de l’entreprenariat, j’ai eu à mener et à appuyer plusieurs initiatives: différentes structures peuvent en témoigner.

Beaucoup de choses se sont dites sur l’origine de ma caution. Elle n’est rien d’autre que le résultat des années d’épargne, de sacrifice, de planification et de la foi en une vision. Une vision consistant à créer le profil d’une jeunesse compétente, capable et en mesure de se prendre en charge pour la relève, dans un Congo qui produit et grandit en produisant.

Avec vous, je tiens à travailler pour un Congo nouveau, Un Congo où plusieurs jeunes, pourquoi pas de mon âge seront en mesure de créer de l’emploi et d’épargner 100.00 ou même 200.000 dollars pour une cause noble.

 

Chers concitoyens,

Depuis quelques décennies notre pays se trouve dans un chaos causé par l’ensemble de notre classe politique. Un chaos qui ne peut être résolu par ceux-là mêmes qui l’ont créée.

Ma décision de postuler à la présidentielle n’est donc pas une décision irréfléchie ou prise à la va vite. Elle est le fruit d’une longue préparation.

Je suis de ceux-là qui pensent qu’une action vaut mieux que mille intentions.

Voilà une des choses que m’a apprises mon expérience en entreprenariat.

Si nous voulons le renouvellement et le rajeunissement dans notre classe politique, il nous faut oser, il nous faut lever l’option d’une candidature de rupture. Je veux être ce candidat.

Nous n’allons plus laisser notre destin entre les mains d’un petit groupe des gens. Cette

candidature est donc la nôtre, Unis, nous ferons mieux, tel est notre slogan.

Commentaires

  • MANGA Emmanuel
    03/08/2018 Reply

    Bonjour Monsieur,
    comme vous le constatez je suis très fier de voir enfin un jeune Congolais se mettre debout afin de dire non à cette mouvance que j’ai toujours l’homme le « génération 60 à nos jours ».
    Je tiens à vous dire sincèrement que vous avez déjà ma voix.
    Je vous donne ma parole.

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